CONGRES NATIONAL DE LA LIBRE PENSEE 2001

GIVORS (69)


"Le Congrès National 2001 de la Fédération nationale de la Libre Pensée, s'est déroulé du 11 au 13 juillet à Givors (Rhône).
Givors se situe à 20 km de Lyon, entre Côteaux du Lyonnais et Vallée du Rhône, c'est la porte d'entrée naturelle duparc naturel du Pilat.
Jadis important axe de transport, étape historique des mariniers, Givors tire son nom de sa situation au bord du Gier (Gi-vord avec un D de qui explique que les habitants s'appellent des Givordins et non des Givorsiens). Les relations entre la ville et ses activités fluviales sont retracées à La Maison du Rhône, ancienne chapellerie nichée dans un parc où l'on trouve également  la galerie de la carte postale et de l'image.
Cîté industrielle très active dès le 18ème siècle, elle est connue pour ses mines de plomb, son canal, construit dans les années 1750, Bolot et Neuvesel vinrent y créer des hauts-fourneaux. Le groups BSN (Boussois-Souchon-Neuvesel), devenu Danone, produit aujourd'hui des pots et bouteilles de verre dansses établissements givordins - sur lesquels pèse, là aussi des menaces de licenciements.
Notons enfin l'existence d'un monument commémoratif de la Commune en souvenir de Graccus Babeuf qui atteste de la tradition ouvrière de la ville."

Un grand merci à la fédération du Rhône pour la qualité de son accueil !

Martine Bayard


Liste des invités et messages au congrès Résolution sur la question à l'étude
Résolution générale Voeux et motions
Résolution laïcité Résolution "jeunes"
Instance 2001 de la Fédération nationale Question à l'étude congrès 2002



 

Liste des invités et des messages au congrès de la LP de Givors

(par ordre d'intervention à la tribune)
 
- Paul-André Gaide, Président de la Fédération du Rhône
- Madame Pierrette Chevrot, maire adjointe de Givors
- Roger Lepeix, Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée
- Babu G.Gogineni, Secrétaire général de l'I.H.E.U
- Daniel Barril, Président du Mouvement Laïque Québécois
- Michel Catelin, pour le Bureau confédéral de la CGT
- Jean-Claude Mailly, membre du Bureau Confédéral de la CGT-FO
- Francis Lamarque, membre de l'Intergroupe parlementaires "Les Amis de la Libre Pensée"
- René Labrégère, pour l'Ordre Mixte International le Droit Humain
- François Bourcier, Grand Maître de la Grande Loge Mixte Memphis-Misraïm
- Stéphane Dubois pour la Coordination communiste
- Gérard Villedieu pour le Mouvement des Citoyens
- Daniel Glukstein, Secrétaire national du Parti des Travailleurs
- Martial Passi, Maire de Givors

Messages :

- Dr Bill Cooke, New Zealand Association of Rationalists and Humanists
- Peter Murphy, Secrétaire des Libres Penseurs de Waikato (New Zealand)
- Wayne Church, Secrétaire de Secular Society of New Zealand
- David Alvey, Secrétaire de la Campagne pour la séparation des Eglises et de l'Etat en Irlande
- Marie Alena Castle et August Berkshire d'Atheist Alliance (USA)
- Keith Porteous Wood de la National Secular Society d'Angleterre
- Jean-Pierre Kahane, Président de l'Union Rationaliste
- Maurice Montet, Secrétaire de l'Union Pacifiste de France
- Madame  Geneviève Perrin-Gaillard (Députée des Deux �Sèvres) et Monsieur  Marcel Dehoux (Député du Nord), membres de l'Intergroupe parlementaire "Les Amis de la Libre Pensée"
- Gilles Thevenon, pour le Parti radical de Gauche


Est arrivé après le congrès le message d'Alain Bauer, Grand Maître du Grand Orient de France

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RESOLUTION GENERALE


Le congrès national de la Libre Pensée, réuni à Givors du 11 au 13 juillet 2001, réaffirme son attachement à l'humanisme, au pacifisme, au rationalisme, au matérialisme et sa volonté de combattre, par la méthode du libre examen, les religions, les dogmes et toutes les formes d'obscurantisme.

La fidélité à ces principes exige la défense des libertés démocratiques (liberté d'association, laïcité institutionnelle de l'Etat, indépendance des organisations, etc.) que, dans le cadre national, seule garantit la République, une, indivisible et laïque.

Ce faisant, la Libre Pensée s'inscrit dans la tradition des Lumières, concrétisée entre autres par la Révolution de 1789. Elle ne peut donc qu'être en totale opposition au projet d'une république « plurielle » « communautariste », « subsidiaire » qu'incarnent déjà les accords de Matignon sur la Corse. Notre devise reste « liberté, égalité, fraternité ». Elle ne sera jamais « subsidiarité, équité,  spiritualité », qui est celle de l'Union Européenne.

Le congrès de la Libre Pensée réaffirme l'actualité des principes définis lors du congrès international de Rome de 1904 :
« La Libre Pensée est génératrice d'une science sociale, d'une morale sociale et d'une esthétique sociale qui, en se perfectionnant par les progrès même de la conscience publique, constitueront un régime de justice : la justice sociale n'est que la raison appliquée par l'humanité à son propre gouvernement. En d'autres termes, la Libre Pensée est laïque, démocratique et sociale, c'est à dire qu'elle rejette, au nom de la dignité de la personne humaine ce triple joug : le pouvoir abusif de l'autorité en matière religieuse, du privilège en matière politique, et du capital en matière économique.»
Force est de constater que la poursuite de la construction de l'Union Européenne, tournant le dos à ces orientations, fait peser les plus lourdes menaces sur l'existence même de la République.
Au lendemain de la victoire des sans-culottes à Valmy en septembre 1792, contre la réaction coalisée, la proclamation de la République une et indivisible sonnait comme un appel à tous les peuples.

Nous considérons toujours que la liberté et l'égalité sont des principes universels et
qu'ils valent pour tous les Hommes. Partout les hommes ont le droit de se constituer en peuples libres, maîtres de décider de leur organisation politique et sociale, maîtres de décider souverainement de leur destin.

C'est dans ce cadre que cette année la Libre Pensée, souvent avec d'autres associations, s'est engagée dans une série d'initiatives qui ont toutes connu un franc succès :

  • colloque scientifique du 29 septembre 2000 contre les intrusions spirituelles dans les sciences tenu au Museum National d'Histoire Naturelle à Paris
  • colloque de Nantes du 3 mars 2001 pour la défense de la République une et indivisible tenue à la faculté de Droit de Nantes
  • colloque de l'IRELP (Institut de Recherches et d'Etudes sur la Libre Pensée) tenu à la Bourse du Travail de Paris
  • Assises nationales du 24 juin 2001 à Paris pour la défense de l'instruction publique et pour la défense de la laïcité de l'école et de l'Etat au siège du Grand Orient de France

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    Ce faisant, la Libre Pensée a eu conscience d'oeuvrer, avec d'autres, au regroupement des forces laïques dans ce pays.

    Elle est déterminée à continuer sur cette voie du rassemblement par l'action commune dans le cadre de l'indépendance réciproque des participants.

    Dans cette perspective, la Libre Pensée mettra tout en oeuvre et engagera toutes ses forces pour la réussite cette année :
     


    De plus, le Congrès appelle tous les groupements affiliés à prendre toute initiative (colloque, manifestation, rassemblement) au plan départemental ou interdépartemental en défense de la République une, indivisible et laïque, contre tous les plans de régionalisation, de communautarisation.

    A l'heure où, partout dans le monde, les libres penseurs s'organisent pour mettre en échec les offensives cléricales et faire triompher la Raison, la Fédération Nationale de la Libre Pensée doit jouer un rôle essentiel dans le rassemblement des libres penseurs à l'échelle internationale.

    C'est ainsi que, suite aux décisions du congrès 2000 d'Avignon, la Libre Pensée a multiplié les contacts au plan international, considérant que la séparation des Eglises et de l'Etat dans tous les pays est constitutive de l'instauration, à l'échelle internationale, de la démocratie.

    Le congrès constate que la constitution du comité de liaison international des athées et des libres penseurs  et les différents messages internationaux qui nous sont parvenus témoignent du rayonnement international de la Libre Pensée. Ils constituent une avancée décisive.

    La Libre Pensée continuera à oeuvrer dans cette voie et propose l'organisation d'un congrès mondial de la Libre Pensée en 2005 à l'occasion du centenaire du congrès mondial de la Libre Pensée à Paris et du 100è anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905.
     

    Adoptée à l'unanimité moins 56 abstentions.

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    RÉSOLUTION LAÏCITÉ


    Le Congrès National de la Libre Pensée, réuni à Givors les 11-12-13 juillet 2001,

    Rappelle qu'en application des traités de Maastricht-Amsterdam les Directives européennes élaborées par la Commission de Bruxelles s'opposent aux principes de la République française, notamment à la laïcité de l'École et de l'État, pierre angulaire de la démocratie.

    La « stratégie européenne », par le moyen des Chartes (charte européenne des droits fondamentaux, charte des langues régionales ou minoritaires), des Directives, du principe de subsidiarité (qui ne donne aux « sujets » européens que le droit d'être d'accord et de voter « oui »), conduit déjà en France :

    - à une offensive continue, en vue de leur privatisation, contre les services publics, socle de l'égalité républicaine et de la solidarité nationale ;
    - à un recul de plus d'un siècle par rapport aux conquêtes sociales, notamment avec le travail de nuit des femmes dans l'industrie, l'exploitation des enfants dès l'âge de treize ans avec remise en cause de l'obligation scolaire jusqu'à seize ans ;
    - à la destruction de l'unité républicaine : la loi du 16.1.2001 (loi Méhaignerie) autorise l'expérimentation des régions, en particulier dans les domaines de l'Éducation et du transfert du public au privé, orientation renforcée par le rapport Mauroy, les lois Chevènement, Voynet� ;
    - à substituer au droit français, issu de la souveraineté du peuple, les décisions de la Cour de Justice européenne, érigée en juridiction supra-nationale sans aucune légitimité démocratique.

    Par ailleurs, la mise en place de l'euro donne lieu, de la part du ministre de l'Éducation Nationale, à une instrumentalisation des élèves, utilisés pour convaincre leur famille du bien-fondé de la politique européenne, en particulier lors de la « semaine consacrée à l'euro » du 22 au 27 octobre 2001.

    Le Congrès affirme que la soumission volontaire ou la complaisance des gouvernements successifs de la France tendent à la destruction de la République, et que les attaques contre la laïcité en sont un aspect essentiel.

    C'est évidemment dans ce sens que vont des mesures inacceptables telles que :

  • la mise en place d'un CAPES de religion en 2000, puis en 2001 d'un concours de recrutement de professeurs certifiés pour l'enseignement religieux, catholique ou protestant ;
  • l'organisation d'examens d'État dans les établissements privés imposée aux enseignants de l'École publique ;
  • le dévoiement du mouvement associatif, utilisé comme subsidiaire de l'État, qui pourrait aboutir, par exemple, au remplacement des écoles maternelles par des « maisons de la petite enfance » gérées par des associations privées et/ou cléricales ;
  • l'introduction dans les programmes scolaires, non seulement de l'enseignement des dogmes religieux sous couvert d'histoire des religions, mais, sous prétexte d' « éducation à la citoyenneté », d'un endoctrinement au caritatif camouflé en défense des « solidarités » ;
  • la décision de Jack Lang, ministre de la République, d' « anticiper » la mise en oeuvre de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, au mépris du droit constitutionnel et des lois de la République, en intégrant les « écoles Diwan » dans le service public ;
  • le nouveau statut inique de la Corse, voté en mai 2001, qui porte clairement atteinte à l'unité de la République et à l'égalité des droits des citoyens, conçu comme banc d'essai pour la généralisation du retour aux féodalités.

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    Dans ce contexte, le Congrès se félicite du succès incontestable du colloque de Nantes, et des Assises Nationales laïques tenues le 24 juin 2001. L'appel lancé à cette occasion concrétise la mobilisation commune de nombreuses organisations laïques et ouvrières pour la défense de la laïcité et l'abrogation de toutes les lois et mesures qui contreviennent aux règles de la laïcité républicaine, et de toutes celles qui sont imposées par l'Europe vaticane.

    Dans l'objectif de continuer et d'amplifier ce combat, le Congrès de la Libre Pensée appelle toutes les Fédérations départementales
     


    En outre, le Congrès mandate la Fédération Nationale de la Libre Pensée pour étudier un recours contre l'intégration des « écoles Diwan » dans l'Éducation Nationale, et pour s'adresser à toutes les organisations qui rejettent cette intégration en leur proposant d'agir ensemble.

    Enfin, le Congrès National de la Libre Pensée, fort de la mobilisation croissante de tous les laïques, souligne l'importance qu'aura le colloque organisé à Strasbourg le 8 décembre 2001 pour l'abrogation du Concordat de 1801 et du statut scolaire d'Alsace-Moselle.

    Il est clair en effet qu'après le « toilettage » opéré par le gouvernement Jospin ce statut, qui était d '« exception » et « provisoire », tend à devenir « le modèle » pour les autres régions. Ainsi, les autonomistes corses et bretons n'hésitent pas à s'en prévaloir pour demander l'établissement d'un régime spécifique dans leur région, et les représentants des religions prennent appui sur le Concordat pour demander son extension à d'autres parties de la République, dans le cadre de l'intégration européenne et de la réforme de l'État.

    Il ne s'agit pas d'une question « locale », mais bien d'un danger réel pour la République tout entière.

    Aussi le Congrès appelle les Fédérations :
     


    Le Congrès mandate la Fédération Nationale de la Libre Pensée pour prendre tous les contacts utiles avec les organisations laïques nationales et internationales, pour les inviter à soutenir l'organisation du colloque et lui donner le retentissement que le sujet mérite.

    Le Congrès considère que le succès du colloque de Strasbourg constituera une contribution de la plus grande importance pour le Congrès Mondial de 2005.

    Pour : 3293  Contre : 18  Abstentions : 43

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    Résolution sur la question à l'étude 2001 : La pensée unique.


    Le contrôle de l'opinion et la manipulation de la pensée existent depuis toujours. Pour se maintenir, tous les régimes ont toujours tenté d'asservir la pensée. Aujourd'hui, cela prend la forme de la pensée unique. L'un des buts recherchés est de réduire la pensée individuelle et d'amener le citoyen à renoncer lui-même à réfléchir au-delà du champ convenu, fondé sur des « vérités » prétendument incontestables. Le but poursuivi, en promouvant l'ignorance et l'autocensure, est de conformer les esprits afin que tous acceptent la remise en cause des progrès de la civilisation. En fait, il faut à tout prix montrer que l'économie de marché, c'est à dire le capitalisme, la propriété privée des moyens de production est le seul système possible.
    Cependant, nous ne sommes pas pessimistes : si le pouvoir en place et si le règne de l'économie libérale sont obligés d'en arriver là, c'est que la pensée critique leur est intolérable. Les Eglises viennent à leur rescousse en proposant une idéologie rétrograde qui remplace les principes démocratiques d'égalité et de liberté par la subsidiarité.
    La pensée unique est une méthode défensive.
    Ses fonctionnements sont caractéristiques : un vocabulaire particulier, une contestation autorisée voire encouragée dans les limites de ce qu'ils appellent « le raisonnable » ; nous avons une multiplicité d'exemples : la laïcité serait ringarde ; la lutte des classes, dépassée ; la démographie, contraire aux retraites par répartition ; etc.
    Sa pratique est tout à fait concrète : à l'école, cela contribue à rendre nos enfants ignorants et dépourvus d'esprit critique. L'immersion remplace l'instruction (Les activités dans le cadre des projets propres des écoles et établissements scolaires remplacent l'instruction fondée sur des programmes nationaux). Le savoir s'efface au profit des seules compétences, des savoir-faire et des savoir-être. L'opposition à ces nouvelles doctrines pédagogiques provoque condamnations voire répression.
    C'est cela la pensée unique. Ce sont quelques exemples, mais nous savons que dans ces aspects particuliers et beaucoup d'autres, c'est un phénomène global, international et concerté.
    Nous, libres penseurs, revendiquons le droit de nous insurger. Etre libre penseur, c'est apprendre à dire « non ». Nous n'acceptons pour vrais que les faits prouvés et vérifiés. Notre méthode est le libre examen. En ce sens, la méthode de la Libre Pensée est l'anti-virus de la pensée unique.
    Notre travail d'information, de vulgarisation des connaissances, de sensibilisation, de contradiction, de conviction est primordial. Notre engagement porté toujours en avant s'allie à notre combat pour préserver le cadre démocratique organisé de notre association.
    Nous proposons qu'un service de presse, avec un correspondant de presse dans chaque fédération mette en avant les informations qui sont systématiquement tues par la presse officielle, à commencer par celles concernant nos activités.
    La publication de fiches sur ce sujet pourrait être faite dans La Raison, car on lutte mieux quand on a une pensée plus claire. Par exemple, la laïcité est elle ringarde ? Apprend-on toute sa vie ? Le couple de concepts à la mode : Intégration/Exclusion, etc.

    Nous proposons que la synthèse de Jean Macquart soit publiée dans l'Idée Libre.

    Adoptée à l'unanimité par le congrès

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    Voeux et Motions

     
    relations diplomatiques France/Vatican motion concernant les mutins de 1917 dans la mémoire collective
    souhait relatif à la commission philosophie Motion "Esperanto"
    Femmes afghanes Motion concernant la "gynécologie médicale"
    Concernant les "comités d'éthique"


    Motion n°1

    La fédération nationale de la Libre Pensée à l'occasion de son congrès national de Givors (11-13 juillet 2001) réaffirme sa position de toujours : pour la rupture unilatérale des relations diplomatiques de la France, république laïque, une et indivisible, avec l'Etat dit du Saint-Siége.

    Adoptée à l'unanimité


    Motion n°2

    Le congrès national de la Libre Pensée souhaite que la commission philosophie publie dans "La Raison" un article qui pourrait prendre la forme d'un glossaire, rappelant quelques définitions de base comme : "matérialisme", "rationalisme", "morale". Ce souhait est entre autre fondé sur la nécessité de pouvoir argumenter face à ceux qui affirment qu'il n'y a pas de morale sans religion.

    Adoptée à l'unanimité moins 198 abstentions


    Motion n°3

    La Fédération nationale de la Libre Pensée s'insurge contre le sort réservé aux femmes afghanes, avec la complicité des puissances impérialistes.

    Adoptée à l'unanimité


    Motion n°4

    La Fédération nationale de la Libre Pensée, au vu du mode de nomination et de la  composition des comités d'éthique, (Décret 97-555 du 29 mai 1997) :

    « - Cinq personnalités désignées par le Président de la République et appartenant aux principales familles philosophiques et spirituelles » (catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes)
    « - Dix neuf personnalités compétentes qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les problèmes d'éthique :
     - Un membre de l'Assemblée nationale et du Sénat, présidents de ces assemblées,
     - Un membre du Conseil d'Etat nommé par le vice-président,
     - Un magistrat de la cour de cassation désigné par son premier président,
     - Une personnalité désignée par le Premier Ministre,
     - Une personnalité désignée par le Garde des sceaux,
     - Deux personnalités désignées par le Ministre de la recherche,
     - Une personnalité désignée par le Ministre chargé de l'industrie,
     - Une personnalité du secteur social désignée par le Ministre chargé des affaires sociales,
     - Une personnalité du secteur éducatif désignée par le Ministre chargé de l'Education nationale,
     - Une personnalité nommée par le ministre chargé du travail,
     - Une personnalité désignée par le Ministre chargé de la communication,
     - Une personnalité désignée par le Ministre chargé de la famille,
     - Une personnalité désignée par le Ministre chargé du droit des femmes,
    - Quinze personnalités appartenant au secteur de la recherche :
     - Un membre de l'académie des sciences,
     - Un membre de l'académie nationale de médecine désignée par son président,
     - Un représentant du Collège de France désigné par son administrateur,
     - Un représentant de l'Institut Pasteur désigné par son directeur,
     - Quatre chercheurs appartenant au corps des chercheurs titulaires de l'institut national et de la recherche médicale, ou du centre national de la recherche scientifique, et, deux ingénieurs, techniciens ou administratifs de l'institut national de santé et de la recherche médicale ou du centre de la recherche scientifique relevant des statuts des personnels de ces établissements, désignés pour la moitié par le directeur de l'institut national de la santé et de la recherche médicale et pour l'autre moitié par le directeur général du centre national de la recherche scientifique,
     - Deux enseignants chercheurs ou membres du personnel enseignant et hospitalier  des CHU, désignés par la conférence des présidents d'universités,
     - Un chercheur appartenant aux corps de chercheurs titulaires de l'institut national de la recherche agronomique, désigné par le PDG de cet établissement, »
    demande la suppression de ces comités d'éthique qui substituent le communautarisme aux fondements même de la République, une, indivisible et laïque qui s'expriment notamment à travers la loi de séparation des Eglises et de l'Etat de 1905.

    Adoptée à l'unanimité


    Motion n°5

    Lors de la célébration du quatre-vingtième anniversaire de l'Armistice de 1918, Lionel Jospin, Premier ministre, avait déclaré à cette occasion « que les mutins de 1917, fusillés pour l'exemple, devaient réintégrer pleinement notre mémoire collective nationale ». Propos de circonstance ?
    En tous cas, trois ans après, force est de constater que les choses sont restées en l'Etat. Le légitime hommage que doit rendre la nation à ses soldats, victimes tout à la fois de la folie meurtrière du capitalisme et de l'incurie du commandement, se fait toujours attendre.
    Pourtant, à l'exception de quelques vieilles badernes "emmédaillées", confites dans leur patriotisme de bazar et des chefs de la Droite cramponnés à leur vision vermoulue de l'Histoire, qui s'oppose encore aujourd'hui à ce que justice leur soit rendue ?
    Il ne s'agit pas de problèmes budgétaires, comme on l'agite souvent pour rejeter toute revendication, mais de courage politique. Le gouvernement doit prendre toutes ses responsabilités !
    A l'occasion des prochains rassemblements pacifistes, le congrès national de la LP invite toutes les fédérations à multiplier les initiatives pour que, sans attendre, les mutins de 1917 et toutes les victimes de la "justice" militaire soient enfin honorées et réhabilités.
    Pour la République, il ne s'agit ni de pardon ni de repentance, mais de la reconnaissance officielle de l'injustice criminelle dont ils ont été l'objet.
    La Fédération nationale de la Libre Pensée, quant à elle, engagera à la rentrée une grande campagne pour que les propos ministériels ne rejoignent pas le vaste cimetière des promesses politiques non tenues.
    En outre, elle constate que la Journée d'Appel de Préparation à la Défense bafoue la liberté d'opinion et le droit à l'objection de conscience :
    - dénonce les menaces qui pèsent sur l'avenir social des hommes et des femmes qui refuseraient la JAPD, dans l'exercice de leurs droits de citoyens (art. L. 114-5 de la loi n°97-392 portant réforme du service national, qui impose d'avoir accompli l'obligation de participation à l'appel de préparation à la défense pour s'inscrire aux concours publics).

    Adoptée à l'unanimité moins 123 abstentions


    Motion n°6 : Esperanto

    Le congrès national de la Libre Pensée affirme la nécessité de promouvoir l'usage de l'Esperanto, langue porteuse de valeurs, universalistes et pacifistes, chères à la Libre Pensée, auprès d'institutions internationales, notamment l'UNESCO.

    Pour : 2456  Contre : 263  Abstentions : 635


    Motion n°7 : Gynécologie médicale

    La Libre Pensée a déjà apporté son soutien au Comité de défense de la gynécologie médicale.
    Elle reste attentive à son combat pour :
    - un diplôme spécifique et autonome de gynécologie médicale
    - le droit pour toute assurée de consulter librement un gynécologue de son choix
    Une pétition à ce sujet a déjà recueilli près de 2 millions de signatures dans toute la France.
    Informée de la décision du comité de préparer une manifestation à Paris le 13 octobre 2001, la Libre Pensée soutient cette initiative.

    Adoptée à l'unanimité

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    RESOLUTION JEUNE

     

     
     
     

    Le travail effectué auprès des jeunes cette année est le reflet des activités des fédérations. Un nombre grandissant de jeunes se retrouvent ainsi dans les initiatives de la Libre Pensée (conférences, réunions sur les universités, les assises départementales et nationales). Nos démarches sont d'autant plus reprises qu'elles sont adaptées ; ainsi , par exemple, la préparation d'une conférence sur le darwinisme, devra surtout concentrer sa diffusion auprès des étudiants en sciences.
    Aujourd'hui, le besoin se fait sentir de structurer une commission jeune au niveau national. Le congrès propose que chaque fédération désigne un correspondant. Celui-ci sera chargé d'organiser le recrutement des jeunes sur sa fédération et de répercuter l'information au bureau exécutif et/ou la CAN.
    Un compte-rendu sur ce travail sera réalisé dans le courrier du bureau exécutif, et permettra ainsi d'optimiser cet échange. Cette commission se réunira au moins une fois, hors congrès, pendant l'année.
    Le congrès suggère de préparer un rassemblement à caractère international de jeunes lors du congrès de 2005. La préparation d'un tel rassemblement s'appuie d'abord sur l'activité des fédérations, mais aussi sur un appel aux jeunes à organiser  ce rassemblement et à y  participer.

    Cet appel intégrera :
     

  • Comment la « journée citoyenne » (JAPD- Journée d'Appel de Préparation à la Défense) emprisonne administrativement les jeunes. En effet si ceux-ci refusent d'y participer, ils ne peuvent s'inscrire aux divers concours d'Etat et perdent leurs droits de citoyens ainsi l'objection de conscience est supprimée de fait. D'où notre antimilitarisme.

  •  
  • Comment l'Union Européenne impose la destruction des acquis républicains et du cadre juridique de protection en matière du droit du travail, amplifiant ainsi l'exploitation des travailleurs et des jeunes en particulier. D'où notre anticapitalisme.

  •  
  • Comment certains Planning Familiaux sont détruits ou infiltrés par les religions, ne permettant plus ainsi l'information et la prévention des jeunes en matière de sexualité (préservatif, IVG,...). De même, comment les fonds publics sont détournés d'une de ces principales utilisations  (l'instruction...) pour satisfaire les appétits d'intérêts privés ( des religions et/ou de groupes de pression économiques ). Autre exemple, l'infiltration des catholiques dans l'élaboration des manuels scolaires. D'où notre caractère antireligieux.

  •  
  • Comment, main dans la main, des politiques et des cléricaux, violent la Laïcité institutionnelle, garante de nos libertés individuelles et de notre liberté de conscience. Les cours de religions  dans les écoles d'Alsace Moselle sont ainsi officialisés, et ceux-ci voudraient étendre ce statut scolaire d'exception à l'ensemble de la France D'où notre anticléricalisme.

  •  

     

    De plus, le congrès enregistre qu'une conférence, disponible à la demande de chaque fédération, est en préparation. Le thème est « les oppressions concernant la sexualité ».

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    Instances élues

     

    Commission Administrative Nationale (CAN) :


    Labrégère René (Président d'honneur) - Bayard Martine - Déméautis Christian - Eyschen Christian - Girard Lucienne - Godicheau Michel - Jacquard Hélène - Lalaux Jean-Bernard - Lepeix Roger - Nivet Jean-Michel - Pierre Jean-Sébastien - Puaud Philippe - Salamero Joachim - Singer Claude - Vincent Michèle.
     

    Bureau Exécutif :


    Joachim Salamero (Président)

    Christian Eyschen (Secrétaire général)
    Claude Singer (Secrétaire général adjoint)

    Roger Lepeix (Secrétaire administratif)
    Martine Bayard (Secrétaire administrative adjointe)

    Christian Demeautis (Trésorier)
    Michel Godicheau (Trésorier adjoint)
     
     

    Commission de conciliation :


    José Arias - Yves Barbarant - Charles Goujard - Pierre Roy - Anne Sautereau
     

    Commission de contrôle des comptes :


    Raymonde Delpech - Roger François - Jacqueline Goujard


    Entraide et Solidarité :


    Conseil d'Administration : Robert Boinier - Thierry Delaunay - Christian Eyschen - Roger François - Jacqueline Goujard - Roger Lepeix - Jeannette Macquard - Jacques Mombé - Joëlle Pantais - Jeannine Renard -

    Commission de contrôle : Raymonde Delpech - Charles Goujard - Michel Pelletier - Tite-Live Santos Mota
     

    Résidence :


    Conseil d'administration : Christian Eyschen - Roger François - Berthe Martin - Jacques Mombé - Jean-Paul Neau - Jean-Jacques Nicolaï - Philippe Puaud.

    Commission de contrôle des comptes : Michel Godicheau - Jean-Sébastien Pierre - Tite-Live Santos Mota - Claude Singer


    La Raison :


    Directeur de publication : Joachim Salamero
    Rédacteur en chef : Christian Eyschen
    Rédacteur en chef adjoint : Jean Bonhomme
    Le comité de rédaction est reconduit


    L'Idée Libre :


    Directrice de publication : Mireille Cambus
    Responsable administrative : Jeannine Renard
    Le comité de rédaction est reconduit

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    ACCUEIL
     
     

    Question à l'étude choisie pour l'année 2001 - 2002 :


    Bioéthique et société

    La synthèse sera effectuée par la fédération de la Loire


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    Accueil de la Libre Pensée