Fédération nationale de la libre pensée

23 novembre 2015

Au fil de la plume

Ainsi va le monde…..

Alain Minc, salarié du CAC 40 est contre la loi de 1905, qui s’en étonnerait ?

 

Le chantre de la pensée unique était l’invité de RTL, le 16 octobre 2015. A la question : «  Pourquoi suspendre la loi de 1905 pour la religion musulmane ? », il a répondu « En 1905, les trois Eglises constituées – Catholique, Protestante et Juive – héritent, comme des entreprises industrielles, d’un appareil de production : des Eglises, des Temples, des Synagogues. D’ailleurs depuis, un appareil de production à moitié vide, mais peu importe. La religion musulmane à l’époque n’existe pas donc elle n’hérite de rien et aujourd’hui qu’est-ce qu’elle fait ?

Vous préférez des mosquées construites par la République ou des mosquées financées par les salafistes ? Vous préférez des imams formés dans des instituts contrôlés par la République ou des imams formés par on ne sait trop qui et prêchant on se sait trop quelle parole ambigüe ?

D’ailleurs il faut revenir à la base parce que la loi de 1905 est devenue un tabou qui n’était pas du tout l’esprit originel. Elle était libérale au départ. Aujourd’hui elle est devenue une espèce de support d’une laïcité combative pleine d’arrière-pensée. »

Un mensonge répété cent fois n’en demeure pas moins un mensonge. En 1905, il y avait 10 millions de musulmans en France. La  loi de 1905 prévoyait d’appliquer la loi de Séparation aux trois départements d’Algérie. Ce sont les ancêtres des commanditaires d’Alain Minc qui ont empêché qu’elle soit appliquée. Et c’est leur rejeton d’aujourd’hui qui demande toujours qu’elle ne le soit plus.

 

Cela s’appelle la continuité dans la réaction.

 

On ne comptera pas non-plus les bottes-à-clous et les bas-du-Front de Riposte laïque avec  la Libre Pensée le 5 décembre 2015 à Paris

 

Vu sur son site  le 17 octobre 2015 : « Une affaire de crèche de Noël en Vendée, identique à celle de Melun, vient d’obtenir les décisions juridiques exactement inverses, et à toutes les étapes de la procédure. Le Conseil départemental de Vendée avait installé une crèche de Noël dans son hall. Le Tribunal administratif l’a fait retirer à l’automne 2014 estimant que son caractère religieux était contraire au principe de laïcité des lieux publics. Le 13 octobre, la Cour administrative d’appel de Nantes a annulé cette décision, estimant au contraire que la crèche s’inscrit « dans le cadre d’une tradition relative à la préparation de la fête familiale de Noël, ne revêt pas la nature d’un signe ou emblème religieux » et qu’elle n’est pas ostentatoire.

Bien nous savons maintenant que les coupeurs de cheveux en quatre sont financés par leurs moult procès, passons à la question suivante: Quelles sont leurs motivations ?  Pourquoi chercher des poux dans la tête ? Une crèche est-elle coupable d’avoir tué quelqu’un ? Non, mais c’est l’occasion de gagner de l’argent et peut être aussi … de déconstruire la France. Et pourquoi pas avec des capitaux étrangers. En effet, chez Libre Pensée personne ne moufte quand on voit une voilée ou quand on construit une mosquée. Ben oui ! Les minarets ne les gênent pas, en revanche la moindre petite croix en pendentif est une très très grave atteinte à la République laïque.

Ma conclusion est :

  • Ce club d’emmerdeurs sature inutilement les instances de la Justice,
  • Les procureurs donnent suite à leurs demandes ubuesques,
  • Votre voiture est incendiée par un multi-récidiviste relâché parce que délais trop longs de la Justice,
  • Vous êtes fichés parce qu’il y a une crèche chez vous sur dénonciation de votre voisine.

 

La « libre pensée » est une machine à casser la France, elle participe allègrement au grand remplacement. Elle est traitre à la Nation. »

 

Et tout cela fait « d’excellents français », à défaut d’en faire des laïques

 

Comme souvent, les initiatives de la Libre  Pensée amènent les uns et les autres à se positionner. On voit toujours ainsi le fossé apparaître entre les faux « laïques » qui nous appellent à une nouvelle croisade contre les musulmans et les vrais laïques, dans leurs diversités, qui défendent la loi de 1905 comme une loi de liberté qui permet à chacun d’exprimer sa propre liberté de conscience.

Depuis longtemps, les libres penseurs ont fait leur la formule de Rosa Luxembourg : « La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » Eux, à l’inverse, ne sont pour la liberté que pour ceux qui pensent comme eux. Ce qui est à la portée du premier  totalitaire venu.

Les mêmes n’ont aucune retenue pour nous appeler à les rejoindre dans leur ratonnade  d’un nouveau genre. Faute de quoi, la sentence d’excommunication est déjà prête : « Et nous espérons maintenant retrouver à nos côtés ceux qui jusqu’à maintenant niaient l’existence de fanatiques meurtriers qui se revendiquent d’un islam dévoyé, ceux qui nous traitaient de xénophobes ou d’islamophobes. Ou alors ils apporteront la preuve qu’ils ont, eux aussi, basculé dans l’obscurantisme, par dogmatisme politique. »   Le rêve est le propre de l’Homme, le ridicule aussi.

Bien entendu, ces gens-là, associations groupusculaires, sont pris « par bien d’autres chantiers » pour pouvoir participer le 5 décembre à l’initiative de la Libre Pensée en défense de la loi de 1905. On est prié de ne pas rire. Leur chantier n’est pas le nôtre et ne le sera jamais.

Nous leur dédions la chanson de Maurice Chevalier : « Et tout ça, ça fait d'excellents Français d´excellents soldats qui marchent au pas Ils n'en avaient plus l'habitude Mais c'est comme la bicyclette, ça s'oublie pas! » Tout était déjà dit.

 

Un autre Croisé, Odon Vallet chantre de la guerre

 

Lu dans les œuvres de ce « spécialiste des religions » qui hante les plateaux de télévision : «  La guerre de 1914 bouleversa le paysage idéologique de la France : à la division religieuse succéda l’ « Union sacrée », celle des « curés sac au dos » et des instituteurs officiers de réserve. L’univers masculin des tranchées rassemblait les hommes de dix-huit à cinquante ans, unis dans le sacrifice qu’avait glorifié Péguy, l’une de ses premières victimes :

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle
Mais pourvu que ce fût une juste guerre…
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu…
Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles,
Car elles sont le corps de la cité de Dieu. »

 

Composée de frères et sœurs de toute la planète, la république des saints et des héros, indifférente au statut social et aux quartiers de noblesse, nous rappelle combien la mort héroïque unit les gens ordinaires.

 

Il faut que les riches prennent conscience que dans le monde entier, les écarts sociaux se sont creusés, parce qu’il n’y a plus de guerre. L’égalité sociale, c’était la guerre au XXe siècle…On l’a oublié, mais l’impôt sur le revenu a été créé en 1917. La Sécurité sociale, par Pierre Laroque en 1945, vient du plan Beveridge de 1942. Les deux guerres mondiales ont poussé à un rapprochement des conditions. Or, depuis 60 ans, il n’y a plus de guerre. »

 

Dédié à tous ceux qui nous disent que nous sommes désormais en guerre.

 

L’Union des Athées est aux côtés de la Libre Pensée pour la défense de la loi de 1905

 

Notre ami Johannés Robyn, Président de l’Union des Athées nous a fait parvenir ce  texte de soutien à la manifestation de la Libre Pensée : « L'Union des Athées soutient entièrement la manifestation du 5 décembre. Nous estimons qu'aucun Etat ne peut favoriser une croyance, qu'elle soit religieuse ou non, au détriment d'autres points de vue.

L'Histoire nous a montré à suffisance, et l'actualité encore, qu'aucune croyance vraie n'est tolérante. Des dizaines de milliers de victimes en attestent. Un croyant "tolérant" n'est jamais qu'un mauvais croyant, et il a bien ce droit. Il y a moins de quatre siècles, on croyait encore à la sorcellerie. Combien de victimes ont dû payer de leur vie cette aberration. Et même si elles y croyaient elles-mêmes, le problème n'est pas là : n'importe qui a bien le droit de croire, mais jamais celui d'imposer sa croyance. Il y a à peine un peu plus de 20 ans que l'Eglise catholique a réhabilité Galilée (et encore, en quels termes). Cette même Eglise est aujourd'hui encore, largement subventionnée par l'Etat.

Et celui-ci ne peut se prévaloir des principes démocratiques pour ce faire : c'est le même genre de "démocratie" qui a permis au nazisme de s'imposer, avec le concours du parti catholique. Finalement, le fond du problème est celui du droit à la liberté d'expression. A quoi servirait la liberté de pensée, s'il était interdit de l'exprimer ? Et ce n'est pas dans les églises ou les temples qu'on apprend la tolérance. »

 
Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée
Paris, le 23 novembre 2015

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