Fédération nationale de la libre pensée

7 janvier 2015

Communiqués

LE CONSEIL GENERAL DE GUYANE DECIDE DE NE PLUS REMUNERER LES PRÊTRES

La Fédération nationale de la Libre Pensée informe.

D’Alsace-Moselle en Guyane : un même combat pour la défense et l’application de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

FEDERATION DE MOSELLE DE LA LIBRE PENSEE

à M. Alain TIEN-LIONG

Président du Conseil Général de Guyane

Metz le 1er janvier 2015

Monsieur Le Président du Conseil Général,

La presse nous a récemment informés de votre courageuse décision de ne plus rémunérer les prêtres avec le budget du Conseil Général.

En tant que citoyen attaché à la loi de séparation des églises et de l’État, et au nom des libres penseurs de la Fédération de Moselle de la Libre Pensée, je tiens à vous assurer de tout notre soutien.

En Moselle, nous vivons une situation similaire contraire à la grande loi de séparation des églises et de l’Etat du 9 décembre 1905qui garantit la liberté de conscience de tous les citoyens et qui a supprimé le budget des cultes.

En vertu du Concordat de 1801 toujours applicable dans notre département, le ministère de l’Intérieur rétribue prêtres, pasteurs et rabbins. Il assure aussi logement de fonction et pensions. L’évêque gagne 4500 euros brut par mois et dispose d’une voiture de fonction avec chauffeur.

Le budget des cultes reconnus d’Alsace-Moselle s’élevait à 59 millions d’euros en 2013.

Cette situation est véritablement scandaleuse quand on connaît les difficultés des Mosellans à s’en sortir : les hauts-fourneaux de la sidérurgie et les mines ont fermé, le chômage et la pauvreté atteignent des niveaux record et l’État continue de garantir les privilèges des ministres des cultes contre les principes édictés dans la loi de l905 qui stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte ».

Les présidents des conseils généraux de Moselle et d’Alsace feraient bien de s’inspirer de votre résolution à défendre les principes républicains.

Avec toute notre solidarité et soutien, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Pour la Libre Pensée de Moselle
Le Président
JoséARIAS
 

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