L’Idée Libre n°327- En défense de la science – décembre 2019

Présentation du dossier :

En défense de la science

Depuis la nuit des temps, l’Humanité est avide de connaître le monde du vivant. Au cours des siècles cette quête irrépressible a rencontré et rencontre encore les obstacles des forces obscurantistes. « C’est la guerre pour la connaissance que livre éternellement l’Humanité » (Stefan Zweig).

La science se définit par ses méthodes et par son objectif d’élaborer des connaissances vérifiables et vérifiées par des observateurs indépendants : des connaissances objectives qui, dès lors, ont une portée universelle.

Le but de la science est de construire des connaissances universelles partageables et partagées.

« L’ignorance naturelle est semblable au jeune arbre qui absorbe la pluie et les rayons du soleil et qui va en croissant ; l’ignorance instruite est semblable au tonneau cerclé de fer ; on peut le remplir d’eau la plus pure ou de vin le plus fin, il n’en tire aucun avantage et reste le même vieux tonneau de bois mort jusqu’à ce qu’il devienne pourri ».[1] Le dogme contre la science !

La science dit le vrai. Ni le bien, ni le mal. Elle n’est pas le domaine des certitudes. Sans cesse de nouvelles données accumulées remettent en cause des connaissances que l’on jugeait autrefois solides. « La science va se raturant elle-même. Ratures fécondes » (Victor Hugo). Et ainsi, toute activité scientifique requiert la liberté de pensée, le libre cours de l’imagination. Aucune autorité, aucune injonction, aucune contrainte.

Je reprendrai à mon compte cette réflexion de Pascal Picq ( Il était une fois la paléoanthropologie. Quelques millions d’années et trente ans plus tard ) :« Les « ce que je crois«  et les « quêtes de sens«   n’ont jamais fait avancer les connaissances. C’est pour cela que la science est l’entreprise à la fois la plus humble et la plus noble de l’esprit humain car elle s’en remet toujours à la validation des faits par une démarche objectiviste (observation, comparaison, expérimentation et modélisation )».

Alors peut-on assigner des limites à cette activité humaine ?

Nous remercions vivement les scientifiques, médecins, chercheurs… que nous avons sollicités pour mettre en lumière la Science.

Puissent ces pages nourrir la curiosité, la réflexion du lecteur, l’aider à penser par lui-même. Et l’inciter à défendre la liberté de la recherche scientifique.

« La compréhension des lois de la nature est un levier puissant pour l’émancipation humaine » [2].

[1] Actes du congrès mondial de la Libre Pensée à Rome en 1904

[2] « Vers un Manifeste de la Libre Pensée pour la science » publié dans la collection Arguments de la Libre Pensée: Sciences et Libre Pensée

Martine Boussel

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